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Amelle CHAHBI

Depuis le Jamel Comedy Club, dont elle fut l'un des piliers dès 2006, Amelle CHAHBI humoriste, actrice et réalisatrice d'Amour sur place ou à emporter, pièce qu'elle a d'abord joué devant plus de 700 000 spectateurs avant de l'adapter à l'écran.

Aujourd'hui elle signe son premier one-woman show dans Où est Chahbi ? où elle égrène une galerie de personnages prometteurs. Une sans-papiers en tenue kabyle, une petite frappe en sweat à capuche, une péripatéticienne hors d'âge, une bimbo….Sur scène, ils sont réunis autour d'un fil rouge: retrouver Amelle CHAHBI.

Un spectacle qu'elle a présenté avec succès l'été dernier à Avignon, puis à Paris au Théâtre de l'Archipel jusqu'à la fin de l'année dernière,

Une mise en scène de Josiane BALASKO, dont la direction d'un one-woman show est une première.

OU EST CHAHBI ?

EN TOURNEE EN FRANCE – BELGIQUE ET SUISSE !

 

Amelle Chahbi et Josiane Balasko

Photo: Thomas Lavelle

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Amelle Chahbi : "L'intégration n'a plus à se faire, elle est faite"

L'humoriste révélée par le Jamel Comedy Club revient sur son "Où est Chahbi ?", mis en scène par Josiane Balasko, mais également sur ses convictions de jeune militante antiraciste.

PROPOS RECUEILLIS PAR 

Souvenez-vous, elle était « l'atout charme » du Jamel Comedy Club saison première, « la beurette pétillante » comme Amelle Chahbi ironise encore. Pourtant, au sein de la pépinière Debbouze, elle attirait déjà l'attention, jeune pousse à l'humour et à la dérision plus que prometteurs.

Depuis, Amelle Chahbi a fait son chemin et s'impose comme une figure affirmée de l'humour au féminin. À l'affiche de Où est Chahbi ?, mis en scène par Josiane Balasko au théâtre de l'Archipel, la comédienne de 36 ans a également coréalisé un documentaire, Mais pourquoi nous détestent-ils ? D'abord diffusé sur Planète+, ce film est désormais en salle. Amelle Chahbi y interroge, avec d'autres, la France qui a peur, celle qui se retranche derrière ses certitudes sur tout un chacun, noir, juif, arabe. Dans son nouveau spectacle, elle joue aussi des clichés, la « beurette pétillante », « le converti à l'islam », « Tata Zouzou », clichés qu'elle explose « façon puzzle », avec un sens du rythme, du rire et de l'improvisation parfaits. Rencontre.

Le Point Afrique : D'emblée dans le documentaire Pourquoi nous détestent-ils ?, vous dites ne vous être jamais construite « à coups de discriminations ». Comment alors avoir une légitimité à parler de ces problèmes ?

Amelle Chahbi : Je n'ai pas connu de façon frontale en effet la discrimination. J'ai grandi à Paris, parmi cette immigration du centre de Paris, mélange de Turcs, maghrébins… J'ai eu cette chance, c'est indéniable. Mais j'explique avoir été témoin de cette discrimination, le ton condescendant et tutoyeur d'une pharmacienne envers mon père par exemple quand j'étais enfant ; mon frère aussi m'explique que dès qu'il a une barbe de trois jours, il se sent obligé de la raser en raison des regards pesant sur lui. Je ne suis pas dupe, ce sont des faits. Je suis une privilégiée dans le sens où je suis une comédienne, donc ce qu'on reproche implicitement à mon père ou à mon frère devient chez moi « funky », « cool ». Je suis une femme aussi, le paternalisme de bon aloi joue aussi. Je suis la « rebeu pétillante » dans l'imaginaire de certains. Évidemment, cela a donc été plus agréable pour moi, mais encore une fois, je ne suis pas dupe, sans pour autant me braquer. J'essaie plutôt de déconstruire tout cela par la distance que permet l'humour.

Lors d'un passage étonnant de ce film, vous avez une discussion avec un militant nationaliste lors de la fête de Jeanne d'Arc. On vous sent à la fois étonnée et décidée à parler avec lui. Pensez-vous qu'on puisse discuter avec tout le monde ?

Je suis persuadée qu'en dialoguant, on fait avancer les choses. La clef du changement passe par l'empathie, de cela je suis certaine aussi. Mais il faut faire cet effort. J'ai essayé de comprendre ce que cet homme avait dans la tête, ses idées arrêtées sur les Arabes, pourquoi il demande contre eux, tranquillement, « une épuration ». Le mot me fait alors frémir. Je l'écoute, je souris, mais intérieurement ce sont des rires de gêne. J'ai pris sur moi. Tout au long de cette discussion, je le vois s'adoucir. Je suis restée calme, justement pour ne pas nourrir ses fantasmes sur les Arabes. Peu à peu, ses mots sont moins durs.

Vous dites également être très mal à l'aise dans la France actuelle. Pourquoi ?

Je le dis par rapport à tous les événements qui se sont passés. À chaque attentat, je suis mal à l'aise. Ces gens qui partent en Syrie, reviennent, ce sont des jeunes qui me ressemblent. Je suis mal à l'aise des deux côtés. Je suis triste évidemment, une boule au ventre, je rumine, me demandant quoi faire. Ce documentaire m'a permis d'être actrice de ces questions et non plus seulement spectatrice. J'espère que le jeune tenté par la Syrie trouvera dans ce documentaire les bonnes questions à se poser, de même que la personne tentée par le FN. C'est une modeste pierre à l'édifice, je le sais, mais j'essaie.

Femme, jeune, d'origine marocaine, comédienne, vous avez dû quand même avoir à faire à des clichés ?

Je montre aussi dans le film cette vidéo d'un homme qui me traite de « beurette à k'hal » [à Noir], ce qui pour ce genre d'individu est la pire insulte. Je voulais montrer aussi le racisme entre minorités. Je peux être insultée par des gens du FN, mais aussi par ce genre d'hommes issus de l'immigration, comme on dit. J'ai l'habitude. Le fait d'être une femme, de monter sur scène peut gêner. Des deux côtés, je suis affectée à une identité. Les filles ne sont plus épargnées, surtout si elles décident de prendre les choses en main. Elles sont prises entre ceux, dans leur « communauté », qui leur en veulent de s'en sortir et, de l'autre côté, une forme de paternalisme, du genre « j'adore le Maroc », qui est désagréable aussi. Alors qu'elles n'ont vraiment pas besoin d'être protégées. Mais j'ai foi en ces filles que je trouve brillantes et qui contournent ce genre d'obstacles.

Pourquoi avoir demandé à Josiane Balasko de mettre en scène votre nouveau spectacle Où est Chahbi ?

Tout simplement parce que je suis fan et qu'elle me fait rire. Il faut admirer son metteur en scène pour totalement l'écouter et se lâcher dans les indications données. Sa personnalité m'intéressait aussi, elle est drôle, mais est aussi très engagée. Elle y va, se déplace, donne d'elle-même. C'est une belle âme. Je voulais l'avis d'une metteuse en scène pour placer le corps, mais aussi discuter ; je voulais que les choses se fassent dans l'échange constant.

Tata Zouzou est un personnage-clé de ce spectacle…

Tata Zouzou, c'est ma mère, ma tante. Elle est emblématique de cette génération qui est venue en France dans les années 70 pour un avenir meilleur pour leurs enfants. Mais elle ne voulait absolument pas déranger, elle est restée discrète, voulait travailler simplement. Notre génération ne rase plus les murs, peut-être est-ce cela qui gêne maintenant. Mais c'est ce qui fait que la France est belle, ce multiculturalisme. Il faut désormais accepter cela, plutôt que de parler encore d'intégration. Nous sommes là, nos enfants aussi. L'intégration n'a plus à se faire, elle est faite.

Tous vos personnages sont touchants, au-delà d'être drôles… Par exemple, Julien Duchemin devenu Karim, converti à l'islam, dit aussi quelque chose d'un vrai phénomène.

J'en connais quelques-uns comme cela, qui semblent être devenus « musulmans » pour le « style », qui voulaient être « rebeu » à tout prix. Souvent, ils sont drôles involontairement, ce qui n'empêche pas la sincérité de leur conversion. J'exagère les choses, mais je les trouve touchants. Plus largement, il est important d'avoir de l'empathie pour toucher. Josiane et moi aimons ces personnages et cela se sent. Pour le personnage de Rose, la prostituée, j'ai essayé de prendre un accent à la Audiard. C'est un personnage cash, cru même. Mon public naturel peut tiquer, mais je pense qu'il faut libérer la parole. Mon public a d'ailleurs évolué. De très communautaire, il s'est s'élargi, du fait je pense que ce soit mis en scène par Josiane Balasko. J'ai veillé à éviter l'écueil de rire communautaire, en travaillant et en choisissant les lieux où je joue mes spectacles. Mais c'est mon souhait que mon public s'élargisse, sociologiquement et dans les origines. Le mélange est important.

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Amelle CHAHBI partout dans les médias !

* On N'est Pas Couché avec Laurent RUQUIER

* France Inter – Emission Boomerang avec Augustin TRAPENARD

* La Matinale de LCI avec Audrey CRESPO MARA

* La Ruche Média

* Les Petits Parisiens

 

EN TOURNEE 2017 /2018

Après 35 dates parisiennes, DERNIERE d'Amelle CHAHBI le 31 décembre 2016 au Théâtre de l'Archipel à Paris.

OU EST CHAHBI ?

EN TOURNEE EN FRANCE – BELGIQUE ET SUISSE !

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Depuis le Jamel Comedy Club, dont elle fut l'un des piliers dès 2006, Amelle CHAHBI humoriste, actrice et réalisatrice d'Amour sur place ou à emporter, pièce qu'elle a d'abord joué devant plus de 700 000 spectateurs avant de l'adapter à l'écran.

Depuis la rentrée elle signe son premier one-woman show dans Où est Chahbi ? où elle égrène une galerie de personnages prometteurs. Une sans-papiers en tenue kabyle, une petite frappe en sweat à capuche, une péripatéticienne hors d'âge, une bimbo….Sur scène, ils sont réunis autour d'un fil rouge: retrouver Amelle CHAHBI.

Un spectacle qu'elle a présenté avec succès cet été à Avignon sur une mise en scène de Josiane BALASKO, dont la direction d'un one-woman show est une première.

Actuellement et jusqu'au 31 décembre au Théâtre de l'Archipel à Paris.
OU EST CHAHBI ? EN TOURNEE EN FRANCE – BELGIQUE ET SUISSE !

 

⭐️⭐️ JEFF PRESTATIONS en collaboration et avec l'accord officiel de Féerie PRODUCTION. ⭐️⭐️

Depuis le Jamel Comedy Club, dont elle fut l'un des piliers dès 2006, Amelle CHAHBI humoriste, actrice et réalisatrice d'Amour sur place ou à emporter, pièce qu'elle a d'abord joué devant plus de 700 000 spectateurs avant de l'adapter à l'écran.

Depuis la rentrée elle signe son premier one-woman show dans Où est Chahbi ? où elle égrène une galerie de personnages prometteurs. Une sans-papiers en tenue kabyle, une petite frappe en sweat à capuche, une péripatéticienne hors d'âge, une bimbo….Sur scène, ils sont réunis autour d'un fil rouge: retrouver Amelle CHAHBI.

Un spectacle qu'elle a présenté avec succès cet été à Avignon sur une mise en scène de Josiane BALASKO, dont la direction d'un one-woman show est une première.

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Amelle Chahbi : "Je décroche l'accord de Josiane Balasko"

Propos recueillis par Anthony Verdot-Belaval

 

Amelle Chahbi est au théâtre de l’Archipel, à Paris, jusqu’au 31 décembre. Puis en tournée française en 2017.

 

 

Amelle Chahbi est au théâtre de l’Archipel, à Paris, jusqu’au 31 décembre. Puis en tournée française en 2017.Patrick Fouque / Paris Match

J'ai toujours rêvé de monter seule sur scène. Et quand Josiane Balasko accepte de travailler avec moi, en 2015, c'est le rêve absolu !

«Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu envie de faire rire les gens, de monter mon propre one-woman-show. Dès 2006, je commence à m’entraîner sur les scènes ouvertes du théâtre Trévise et du café Oscar, à Paris. Puis, avec Fabrice Eboué et le Comte de Bouderbala, nous nous lançons et formons la troupe Barres de rires. Un succès sur la scène underground ! Plus sûre de moi, quatre ans plus tard j’écris une pièce pour deux, "Amour sur place ou à emporter", que je joue avec l’acteur Noom Diawara. Grosse désillusion. Le premier soir, au théâtre du Temple, six personnes sont dans la salle ! Il va falloir nous accrocher. A la fin de l’aventure, près de 700.000 spectateurs seront venus nous voir. Le rêve est en marche. Mais il me manque quelque chose : un one-woman-show.

 

 

Amelle pose avec son amie Josiane Balasko.© DR

Après avoir écrit le texte d’"Où est Chahbi ?", il me faut trouver la bonne personne pour le mettre en scène. Et même si ça me semble une idée folle, je pense à Josiane Balasko ! Mon producteur, Richard Caillat, entre en contact avec elle. Sa réponse lui ressemble : "Je vais la googleliser". Josiane est une femme archi-connectée. Elle regarde tout sur moi : mes vidéos, mes passages télé, mes interviews… Finalement, elle accepte de me voir. "J’aime tes personnages, Julien, la kaïra, tata Zouzou. Ils ont plein de choses à dire en ce moment." Puis elle m’invite à monter sur scène. Elle ne sait pas d’où je viens, quelles sont mes envies. Peu importe ! On se met au travail.

"On a bien déblayé. Rendez-vous demain"

Franche et directe, Josiane me donne des conseils, et soudain : "On a bien déblayé. Rendez-vous demain." Je suis perplexe. Josiane ne m’a toujours pas dit "oui, je vais travailler avec toi". Pourtant, le lendemain, elle est là, assise dans la salle avec quinze minutes d’avance. Au final, Josiane signera le contrat, sans jamais me dire en face "c’est oui". Depuis, chaque soir ou presque, elle est au théâtre pour vérifier si notre travail porte ses fruits. Et quand le rideau tombe, la metteuse en scène laisse place à l’amie. Car aujourd’hui elle fait partie de ma famille artistique et de mes plus belles rencontres humaines.

«Maman et humoriste, est-ce possible ? C’est facile. La journée, je reste avec mon petit bout de chou, je m’occupe de lui. Le soir, il va se coucher et, moi, je monte sur scène. Avec Fabrice (Eboué, le papa), on partage tout, on se donne des petits rôles dans nos projets, mais chacun s’épanouit professionnellement de son côté. Je n’ai pas envie de travailler avec mon compagnon.»

«J’ai réalisé mon premier documentaire, "Pourquoi nous détestent-ils ?". J’ai voulu tordre le coup aux clichés et dénoncer le racisme en France. Pour cela, je suis allée voir des filles voilées, je me suis rendue au défilé du 1er Mai de l’extrême droite ou encore dans les quartiers nord de Marseille. A chaque fois des rencontres chocs.»

Paris Match. C’est la première fois que vous êtes seule sur scène, vous êtes stressée ?
Amelle Chahbi. C’est beaucoup de stress mais j’ai beaucoup répété. Et plus tu t’entraines, mieux tu sais ce que tu fais. J’ai joué le spectacle pendant un mois au Festival d’Avignon. Tous les soirs, sans jour de repos. Loin de ma famille. C’était dur mais, c’est comme l’entrainement de boxe de Rocky [rires], j’étais prête à monter sur le ring. En l’occurrence le théâtre de Paris. D’ailleurs c’est une salle extraordinaire, c’est tellement beau, mais c’est aussi une salle intimidante…

Intimidante, pourquoi ?
A cause des moulures et des rideaux rouges. C’est une salle prestigieuse. Et quand je regarde le public, je suis contente parce que je vois de tout. Tous les âges, toutes les religions, des jeunes qui ne vont pas souvent au théâtre comme des personnes plus âgées en chemise, qui viennent justement parce que c’est le théâtre de Paris. Et de voir que tout le monde rigole, ensemble, j’adore !

J’ai envie de faire avancer les choses, à mon niveau et en rigolant 

C’est le message du spectacle, le vivre ensemble.
Exactement. Je pense que c’est un spectacle engagé, orienté mais surtout assumé. Je m’inspire de l’actualité, presque malgré moi. Avec tout ce qui se passe, tu es obligé d’en parler. Et j’ai envie d’en parler. Par exemple Daesh. Il faut trouver la bonne manière d’aborder le sujet, mais hors de question de passer à côté. J’ai envie de faire avancer les choses, à mon niveau et en rigolant. Et je veux mettre en avant le fait qu’on peut tous vivre ensemble.

Votre manière d’aborder ces sujets justement, ce sont vos personnages, comme Julien, votre ex-petit ami qui s’est converti à l’Islam, ou Tata Zouzou. Des personnages qui vous jouiez déjà sur la chaine Comédie et au Jamel Comedy Club, il y a quelques années. Pourquoi avoir gardé les mêmes personnages ?
J’ai une vraie histoire avec mes personnages, j’ai beaucoup d’affection pour eux, mais surtout ils ont des choses à dire. Julien, c’est une kaïra, il dit les choses sans filtre, tout ce qu’il pense. Les personnes les plus honnêtes, ce sont les kaïras. Et comme ça, je peux parler de tout grâce à mes personnages, qui ont chacun une facette qui leur est propre.  

 

Amelle Chahbi© Thomas Lavelle

La mise en scène de votre spectacle est signée Josiane Balasko. Comment vous êtes vous rencontrées ?
Je voulais travailler avec elle. J’aurais pu trouver quelqu’un comme moi, du même âge, mais je souhaitais quelqu’un d’expérience. Et mon producteur connaît bien Josiane Balasko. Je lui ai demandé : «Y a pas moyen de moyenner ?» Même si je pensais qu’elle n’aurait pas le temps. Il l’a contacté, et je l’ai rencontré le jour même. J’arrive, elle me dit juste bonjour avant de me demander : «Tiens, monte sur scène, montre moi.» J’étais en panique ! Puis elle m’a juste dit : «Rendez-vous demain à 14 heures.» C’est comme ça qu’on a commencé à travailler ensemble.

Comment travaillez-vous ensemble ?
Elle vient chaque soir voir le spectacle et chaque jour on modifie quelques détails. On ne se repose pas sur ce qu’on a déjà fait. On teste, ce qui marche, ce qui ne marche pas. Et je suis rassurée quand je sais qu’elle est dans la salle. Avec Josiane Balasko, on est vraiment une team.

Je suis une mère respectable

Qu’est ce que vous vous dites quand vous voyiez la salle pleine chaque soir ?
«Mais comment ils savent  ?», je me dis ça chaque soir quand je vois le public ? Je ne pensais vraiment pas que le spectacle aurait autant de succès. Déjà que la salle soit à moitié remplie c’est énorme, alors complet, c'est inimaginable. On met le feu à la salle Réjane du théâtre de Paris [rires]. Le premier soir, dès la première phrase, le public a rigolé. Depuis c’est complet tous les soirs. Et d’ailleurs, l’autre jour, j’ai trois amies qui voulaient venir me voir sur scène un samedi, alors j’ai demandé trois places. Et on m’a refusé mes invitations ! Il n’y avait plus du tout de places. Je pensais que j’avais au moins dix places pour moi chaque soir mais non, toutes les places sont prises. Et c’est un tel succès qu’après le 1er octobre, on prolonge le spectacle ! Un rêve. Je vais donc rester sur les planches un peu plus longtemps… mais dans une autre salle.

Quand vous n’êtes pas au théâtre, vous continuez à faire rire les gens sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat. Vous êtes humoriste 24 heures sur 24 ?
Ca a commencé alors que j’étais en vacances cet été, j’ai eu un délire avec le filtre Snapchat qui modifie la voix et qui fait une tête d’abeille. Alors je m’esquivais derrière un buisson, j’enregistrais ma petite vidéo et je retournais auprès de mon fils. Parce que je suis une mère respectable. Du coup, je la jouais comme Clark Kent qui devient Superman. Je suis Amelle Chahbi et je deviens Kaïra l’abeille [rires].

⭐️⭐️ JEFF PRESTATIONS en collaboration et avec l'accord officiel de Féerie PRODUCTION. ⭐️⭐️

Depuis le Jamel Comedy Club, dont elle fut l'un des piliers dès 2006, Amelle CHAHBI humoriste, actrice et réalisatrice d'Amour sur place ou à emporter, pièce qu'elle a d'abord joué devant plus de 700 000 spectateurs avant de l'adapter à l'écran.

Depuis la rentrée elle signe son premier one-woman show dans Où est Chahbi ? où elle égrène une galerie de personnages prometteurs. Une sans-papiers en tenue kabyle, une petite frappe en sweat à capuche, une péripatéticienne hors d'âge, une bimbo….Sur scène, ils sont réunis autour d'un fil rouge: retrouver Amelle CHAHBI.

Un spectacle qu'elle a présenté avec succès cet été à Avignon sur une mise en scène de Josiane BALASKO, dont la direction d'un one-woman show est une première.

OU EST CHAHBI ?
EN TOURNEE EN FRANCE – BELGIQUE ET SUISSE !

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Amelle Chahbi dénonce les travers de la société française dans "Où est Chahbi ?" orchestré par Josiane Balasko. 1h15 de finesse où rien n'est laissé au hasard.

Elle sera jusqu'au 31 décembre 2016 à l'Archipel.

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