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Florent MOTHE

FRANCE – MUSIQUE Florent Mothe : un album pour se raconter

Le Salieri de Mozart, l’opéra rock publie un album baptisé Danser sous la pluie , qui conjugue ses influences et raconte son parcours et ses périples.

Photo Arno LAM

Photo Arno LAM

 

Dans les comédies musicales, vous incarnez un personnage. Dans ce disque, on a l’impression que c’est vous, que vous racontez…

« C’est ça, c’est ce que j’ai essayé de faire. Chaque chanson est une facette, même quand elle ne parle pas directement de moi. Je suis en train de préparer mon spectacle pour ma prochaine tournée et, sur scène, cet aspect sera encore plus évident.  J’ai envie de raconter mon histoire sur scène, et pas d’enchaîner simplement mes chansons. C’est quelque chose que j’ai apprécié quand je jouais des comédies musicales. » 

Comment allez-vous raconter votre histoire ?

« J’ai vécu quelques années à Toronto, je jouais dans les bars, c’est là que j’ai forgé mon style. Alors j’ai envie qu’une partie du show se passe dans un bar, à Toronto. Et ensuite, je vais retracer mon parcours jusqu’à aujourd’hui.  Ce sera aussi un prétexte pour rejouer les chansons que le public connaît, comme celles de Mozart, l’Opéra rock … »

Vous allez retrouver vos racines musicales ?

« Oui, je jouerai par exemple les reprises qu’on faisait dans les bars à l’époque. J’ai une culture musicale assez large, parce que mes parents écoutaient beaucoup de musique : Goldman, Elton John, Balavoine. Et puis, il y avait ma propre musique, j’ai été très fan de Metallica, j’allais les voir sur scène.  Et puis il y a le jazz, que j’ai apprécié plus tard, notamment avec mon prof de guitare, qui était un jazzman. Aujourd’hui quand je fais des chansons, j’essaie de me concentrer sur l’histoire ou la mélodie, de faire au plus simple. Mais il y a toujours de petites influences qui transparaissent, surtout dans l’interprétation. » 

Est-ce que l’on entend ces influences dans votre album ?

« J’ai voulu faire un album moderne. J’ai travaillé avec Renaud Rebillaud, qui vient du rock, mais qui a aussi travaillé avec Maître Gims, Sexion d’Assaut ou Kendji. J’aime beaucoup les influences urbaines. Avec Renaud, on s’était dit qu’on allait faire un disque de rock urbain. Mais on a beau avoir des intentions définies, quand on se met à jouer, c’est la musique qui décide… »

Vous avez travaillé avec le rappeur LIM, qu’est-ce que ça vous a apporté ?

« Une certaine modernité, je crois. Une façon d’appréhender la chanson différemment. Quand on vient du rock ou de la chanson, on a tendance à beaucoup enrichir les accords et les mélodies. Travailler avec un rappeur, ça oblige à aller à l’essentiel. Il ne faut pas se laisser étourdir par les fioritures. »

Vous avez écrit pour Céline Dion, c’était du sur-mesure ?

« Oui, j’ai pensé à sa tessiture, à son style, à sa façon de monter dans les aigus. Mais en même temps, il y a ma patte, ma façon de faire, que l’on retrouve toujours, que j’écrive une ballade, un reggae ou n’importe quoi… »

Pratique Florent Mothe, Danser sous la Pluie , Warner

Propos recueillis par Thierry Meissirel