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LIMAHL

Totalement génial serait la description la plus appropriée de la TOURNEE AMERICAINE RETRO FUTURA. La tournée des années 80 qui célèbre la décennie des grands cheveux, de la mode audacieuse et de la musique grandiloquente.

Depuis début juillet la tournée traverse les Etats -Unis d'Amérique dans des salles prestigieuses et le constat est sans appel, chaque soirée sont tout sauf ennuyeuse ou malheureuse !

L'édition de cette année met en vedette six vedettes qui ont dominé MTV quand la chaîne de télévision musicale américaine d'autrefois était spécialisée dans la diffusion de vidéo-clips musicaux.

Bien que sur cette tournée LIMAHL ne chante que 4 titres seulement !!! lui accorder seulement 4 chansons c'est criminel !! Mais l'idole de la pop anglaise LIMAHL rendu célèbre avec KAJAGOOGOO, tire le meilleur parti de sa courte performance. En effet il est l'artiste le plus vénéré de la tournée.

Fait choquant, l'icône synth-pop n'avait jamais joué aux États-Unis avant cette série de dates. Peut-être cela a-t-il motivé l'homme impénitent, qui sera bientôt âgé de 60 ans – et pourtant ça ne se voit pas, il a plutôt l'air d'avoir 40 ans – car sa voix apaisante est impeccable sur "The NeverEnding Story" et the sexy, bass-heavy “Too Shy". À la fin du show, LIMAHL fait un buzz général auprès du public dans une salle comble (comme le 14 juillet dernier au Théâtre NYCB à Westbury sur Long Island, à New York. Pour le public c'est l'espoir de futures apparitions du chanteur doué, seul ou avec les ex membres de KAJAGOOGOO.

Royal Flush a eu le plaisir de rencontrer LIMAHL avant son spectacle pour une interview très sympathique.

En voici quelques extraits…

Royal Flush – Est-ce bien exact que cette tournée est votre première aux États-Unis et si oui, pourquoi Kajagoogoo n'a-t-il jamais joué ici ?

Limahl – C'est vrai. Je suis venu ici quand "Too Shy" a été un succès et j'ai fait beaucoup de promotion, y compris "American Bandstand avec Dick Clark, Entertainment Tonight, VH1, et MTV, mais pas de concerts. C'est aussi parce que huit mois plus tard, le groupe m'a renvoyé par téléphone (rires). Donc nous n'avons jamais eu de tournée. Ensuite, j'ai eu beaucoup de succès en solo en Europe, mais "The NeverEnding Story" n'est arrivé qu' la 16ème place environ au classement Billboard aux Etats-Unis, donc la demande ne semblait pas être là. C'est la première fois qu'un promoteur m'a approché pour faire des concerts en Amérique, donc c'est bizarre. Mais je suis une antiquité maintenant et j'ai gagné de la valeur avec l'âge (rires).

 

Royal Flush – Est-ce que vous connaissez la raison pour laquelle vous avez été lâché par les autres membres de Kajagoogoo, parce que les quatre autres membres étaient déjà connus et vous êtiez le petit nouveau fraîchement débarqué?

Limahl – Je pense que c'est l'un des paramètres qui a mené à la scission, oui. Trois d'entre eux sont allés à l'école ensemble. J'étais un outsider. Mais tu sais quoi, Joe, s'il m'appelait demain pour faire des concerts, je le ferais because there’s always this poignant place. Bien qu'aux yeux du public nous n'avons été ensemble que pendant huit mois, nous êtions ensemble depuis trois ans. Et je me souviens des répétitions, de l'écriture des chansons, des concerts, du contrat d'enregistrement et de l'excitation d'arriver numéro un. Et, bien sûr, tout ce partage vécu, cette complicité qui vous lie, toutes ces choses que vous obtenez de cinq personnes, cinq personnalités. Vous ne pouvez pas reproduire cela ailleurs. Donc l'idée de revenir avec les gars m'excite toujours parce que je pense qu'ils ont du talent. Soit vous regardez le verre à moitié vide, c'est-à-dire les difficultés, les mauvaises nouvelles, la rancoeur … mais je préfère regarder plutôt le verre à moitié plein, … La vie est trop courte, je me concentre sur les grandes choses à venir.

 

Royal Flush – Pensez-vous qu'il y aura de nouvelles chansons de Kajagoogoo ?

Limahl – Ne jamais dire jamais. Écrire une chanson, c'est un peu comme apprendre à faire du vélo. Une fois que vous avez traversé ça, vous ne l'oubliez jamais. J'ai de nombreuses idées de chansons sur mon téléphone. Je suis toujours inspiré. Quelques fois en regardant par la fenêtre j'ai une idée alors je l'écris immédiatement. Alors peut être avec toutes ses idées, j'arriverai à les concrétiser seul ou avec quelqu'un d'autre, je ne sais pas. Il pourrait y avoir de la nouvelle musique. Mais tu sais quoi ? Nous manquons de temps en termes d'années. J'aurai 60 ans cette année – even though I realize I don’t look it (rires).

 

Royal Flush – Y avait-il une chanson autre que "Too Shy" sur White Feathers qui aurait pu avoir aussi un gros succès ?

Limahl – Je pense que "Hang on Now" est à égalité avec "Too Shy" mais c'était le troisième single et ça aurait dû être le second. Si tel avait été le cas, je pense que ça aurait été un plus gros succès. J'aime cette chanson et je la chante sur mes spectacles.

 

Royal Flush – Votre carrière a coïncidé avec la montée de MTV, qui vous a permis, ou peut-être forcé, de faire des vidéos-clips pour "Too Shy" et "The NeverEnding Story".

Avez-vous aimé faire cela ?

Limahl – Absolument. En 1980, lorsque les premiers synthétiseurs polyphoniques sont sortis, ils ont influencé notre son tout entier. Il y avait tous ces nouveaux groupes comme Eurythmics, Soft Cell et Human League, et nous jouions tous avec ces jouets fantastiques et incorporions ces sons dans les chansons que nous écrivions. Puis il y a eu cette excitation supplémentaire, ce nouveau média, la vidéo musicale. Alors vous écrivez des paroles et vous imaginez ces concepts pour raconter votre chanson , votre histoire dans un vidéo-clip, puis une chaîne musicale qui s'ouvre et qui vous permet pendant 24h de diffuser votre clip vus pas des millions de téléspectateurs. Wow ! C'était comme une révolution. C'était très excitant.

 

Royal Flush – Nick Rhodes de Duran Duran a coproduit l'album White Feathers. Êtes-vous toujours en contact avec lui ?

Limahl – Non, pas vraiment. Vous rencontrez des gens dans le business et dans la vie en général, ils sont dans votre vie et ensuite en dehors. J'ai eu très peu de contact avec Nick au cours de ces dernières années. C'est un peu bizarre comment ça se passe. Mais même s'il ne m'appelle pas, je parie qu'il pense à nous tous les trois mois lorsqu'il reçoit ces chèques des royalties (rires).

 

Royal Flush – La musique des années 80. Comment regardez-vous cette période ?

Limahl – À la fin des années 70, nous avons traversé la période punk et il y avait beaucoup d'idées anarchiques, politiquement parlant c'était compliqué, au Royaume-Uni. Nous avons eu des grèves majeures qui ont causé des coupures d'électricité et il y a eu une dépression financière et je m'en souviens très bien parce que nous vivions à la lueur des bougies sans télévision ni radio trois soirs par semaine. Punk was about anarchy and pain and the whole vibe was depressive. Certains journalistes ont inventé l'expression «nouvelle vague», mais c'est vraiment ce qui s'est passé, comme une nouvelle vague d'optimisme dans les années 80, alors nous avons soudainement été colorés et flamboyants et nous sommes sortis de cette période d'obscurité. C'était une déclaration politique autant que musicale.

 

Royal Flush – Avez-vous des aspirations et au quotidien quelle est votre vie ?

Limahl – Ce qui s'est passé, il y a deux ans, j'ai déménagé à 27 kilomètres au nord de Londres, et maintenant je suis dans un endroit plus calme. J'ai maintenant un jardin et j'aime arroser mes plantes – c'est tellement relaxant (rires). J'ai commencé à prendre des cours de théâtre, je suis allé à l'école de cinéma,

je suis dans des ateliers de réalisateur et de comédie et toutes sortes de choses. Je vais aussi faire un cours de scénarisation. J'apprécie simplement de trouver quelque chose de nouveau à faire à mon âge, de nouvelles perspectives créatives qui pourraient fonctionner à côté de la musique. Dans la musique je pourrais travailler sur quelque chose, mais de toute façon je suis sûr que je continuerai toujours à faire de la musique tant que je pourrai continuer à chanter et à bouger !

 

L'article complet à retrouver sur: http://royalflushmagazine.com/music/live-review/retro-futura-a-journey-back-to-the-80s/#.W13fENIzaM_